Blablabla, Récupération

Garder la motivation (et la forme) pendant l’hiver

Sortez balais et chats noirs, c’est bientôt l’heure des rituels païens ! Rassure-toi, je ne mets pas à rouler sur la jante sous prétexte que je respire trop de fumées d’encens lors de ma séance hebdomadaire de yoga – ou parce que je subis encore les effluves du gros joint fumé par le livreur Chronopost en mode Père Noël de la Jamaïque. La naissance du petit Jésus coïncide, à quelques jours près, avec le solstice d’hiver. Comme par hasard. Bah non Martine, range ton chapeau en papier d’alu, ça n’a rien d’un hasard. Mais je ne vais pas te faire un résumé de 2000 ans d’histoire des religions, on n’est pas dans le dernier Dan Brown.

Tout ça pour dire que, à l’approche des fêtes et avec l’hiver, l’appel de la couette en duvet d’oie est souvent pire que celui du Burger King après une compétition. Il pleut, il mouille, la fête à la grenouille, tout ça, tout ça. Voire, comme ces jours derniers, il fait un froid de gueux. Moralité, tu as des cacas dans les yeux, ta motivation est au point mort et tu préfères scroller sur ton téléphone, en suçotant des pyrénéens (les chocolats, pas les gens. Même si tu fais ce que tu veux de ta vie) plutôt que d’aller woder. Surtout que, il y a une forte probabilité pour que ta box ne soit pas chauffée. Et là, c’est le drame. Tout est froid : les barres de tractions, les barres d’haltéro, les kettlebells, ton sillon inter-fessier, tout…

Alors, on fait quoi? On fait comme pour les plantes, on attend les Saints de Glace (ça fait loin, hein – c’est en mai)? On remplace la prot par du vin chaud? On sombre dans le cycle infernal de la raclette? Non, ne cédons pas au lobby des produits laitiers (qui veulent être nos amis pour la vie, ce qui rappelle un peu trop les usages de Joe Goldberg).

On compte sur le collectif

Contrairement à ce que ce titre pourrait laisser entendre, ce post n’est pas sponsorisé par le Fédération Française de Rugby ou la CGT – sinon on aurait eu un code promo sur les merguez, assurément. En hiver plus encore que le reste de l’année, tu ne peux pas seulement compter sur ta motivation. Ou même ta discipline. Parce qu’il arrive que l’un ou l’autre fonde comme du reblochon dans une croziflette. Par contre, tu peux compter sur tes potes. Pas littéralement parce que ton coach a acheté des bouliers, donc ça facilite les AMRAP. Place ta confiance en eux – du moins en terme de CrossFit®. Car si tu leur fais faux bond il y a fort à parier que tu finiras par te faire condamner à un nombre incalculable de burpees ou de calories à l’assaut bike. Donc, synchronisation des montres : on organise le planning d’un wod à l’autre et on s’y tient. Et pourquoi ne pas, quand c’est possible, faire voiture commune. Comme ça, même pas possible de te débiner 20 minutes avant d’arriver à la box. Sauf si tu décides de vomir sur la banquette arrière. Mais ça n’est pas très sympa. Surtout si tu manges beaucoup de quinoa. Ca reste dans les fibres des fauteuils de la Dacia Duster.

On se fixe des objectifs

Sans objectifs, tu peux rapidement te retrouver dans le même état de délabrement qu’Eve Angeli lors de sa participation à La ferme aux célébrités. Certes, personne ne t’oblige à traire des chèvres. Mais tu vas de wod en wod, tel un mini-Magnum (la crème glacée. Pas Tom Seleck) sous anxiolytique, sans trop savoir pourquoi tu es là, et si tes membres font finir par tomber. Histoire de ne plus être en mode « dans quel état j’erre », parle avec ton/ta coach et établissez un plan d’attaque. L’idée? Pas jouer à Risk pendant un aprem entier mais se fixer un but comme bosser le butterfly et ne plus ressembler à un koala faisant une crise d’épilepsie, tuer le Playmobil qui te hante et améliorer ta mobilité d’épaules, … Avec un but précis, et des progrès réguliers, ça devrait te mettre la patate. Même si ça reste des glucides.

On mange bien !

Et en parlant de glucides, ça n’est pas parce qu’il fait plus froid que lorsque tu ouvres la porte d’un congélateur chez Picard pour refaire ton stock de moelleux au chocolat, qu’il faut céder à l’appel du gras. Bien sûr, se faire plaisir de temps en temps, ça fait du bien au moral. Mais bouffer comme un pisteur de La Clusaz tous les midis, ça peut finir par faire des dégâts, en particulier sur ton énergie. Tu vas voir ton primeur, tu cuisines des produits bruts et de saison, tu te lances dans des meal preps plus bordéliques qu’une épreuve de Top Chef si tu veux mais tu fais attention à ton ratio glucides/lipides/protéines, histoire de ne pas être au quotidien, dans le même état que Tonton Roger après une journée au gabion.

Photo de Ello sur Unsplash

On roupille

Maintenant tu lâches cette tablette, Tyler ! Ah, Muriel, on aime faire la morale au petit dernier. Mais quand l’enfant a le dos tourné, c’est l’Apocalypse numérique et tu scrolles comme une forcenée sur les comptes insta de propriétaires de loutres trop mignonnes. Sauf que, savais-tu Muriel, que l’un des jeux favoris des loutres, c’est de lancer son caca. Oui, comme Tyler pendant ses crises. Mais ce n’est pas de sa faute, il est Haut Potentiel. En attendant de faire de ce génie incompris un nouvel influenceur spécialisé en dropshipping, ce n’est pas en tentant le glaucome à coups d’écran que tu vas faire une bonne nuit. Surtout qu’avec le jour qui se lève plus tard et se couche plus tôt, l’organisme trinque. Et pitié, ne dors pas avec ton téléphone. Parce que rien ne garantit que tu ne vas chercher à découvrir si en étant enceinte, tu ne peux pas noyer le bébé en allant à la piscine, et ce, alors qu’il est 2 heures du matin. Ou même recevoir une notification qui, simplement, va te déranger. Histoire d’être plus relaxé que Doc Gynéco – sans les problèmes avec la maréchaussée – tu peux opter pour quelques gouttes de CBD (je prends celle à base d’huile de noisette de chez Atom depuis quelques temps et je la trouve vraiment très bien). Bien sûr, si tu te fais des nuits de 3h45, clairement, tu te crois à Lourdes. C’est un complément, pas un miracle.

Photo de Gregory Pappas sur Unsplash

On prend l’air

Ce n’est pas parce que tu wodes 1 heure que ça te donne une excuse pour, le reste de la journée, tenter de devenir siamois de ta chaise de bureau. Pour une reconversion dans un freak show, ça peut être utile. Pour garder la pêche en hiver, c’est très relatif. Parce que, en hiver, même si tu mets des petits parasols sur tes spritz, il y a beaucoup moins de soleil. Par conséquent, ton corps synthétise moins de vitamine D – qui contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Dès que tu as l’occasion, tu vas t’aérer la couenne, trotter la truffe au vent, choper les petits rayons du soleil plus avidement qu’une retraitée qui vient de déménager sur la Côte d’Azur. Et si tu as l’insigne honneur d’habiter dans des territoires compensant l’absence de soleil par une consommation débridée de vinasse et l’achat compulsif de K-Way, tu peux te supplémenter.

Voilà, maintenant tu as quelques clés pour survivre à l’hiver beaucoup plus aisément que Mbappé à France-Argentine.

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