compétition, Evénement

Premier jour au West Coast Throwdown

Qu’est-ce que tu fais quand tu n’as pas la possibilité de participer à ton WOD haltéro hebdomadaire? Bah tu traines une valise remplie ras la gueule dans les couloirs du métro, tu la soulèves dans les escaliers et tu tentes vainement le clean and jerk dans un TGV. Chiotte de truc. Soit je dois prévoir moins de culottes la prochaine fois, soit je dois améliorer mon PR.

On va opter pour le PR. Parce que, clairement, je suis vraiment une burne pour faire mes valises. Je n’ai même pas pris de lampe torche, histoire d’aveugler des ados allemands qui ont opté pour 1.le refus du shampoing, 2. l’acceptation de leur connexion à la nature via la consommation de plantes médicinales par fumigation, 3. l’amour des semis de capsules de bières bon marché, 4. l’invasion intempestive de terrasse ne le appartenant pas afin d’éviter tout jugement parental (n’est-ce pas Damien? )

Je n’ai pas passé le BAFA pour éviter ce genre de conneries. Alors un bon coup de lampe-matraque dans la tronche et bim, 2 ans d’orthodontiste réduit à néant. Ah on fait moins la malin avec sa mèche grasse, maintenant, hein?

Bref, tout ça après une séance de powerlifting sponso par la RATP. Et, pour, au final, ne pas avoir assez de shorts. Bref, à n’en pas douter, je ne suis pas la nouvelle Marie Kondo. Mais je n’ai pas la bonne nature de cheveux pour ça.

Et tout ça après avoir tenté le Le Havre-Paris de 6h08 en mode « je fais signer des pétitions en me faisant passer pour une sourde et muette ». La nana a donc passé près de 2 heures à baver sur le dos rembourré de son sac tactique. Un test inattendu mais concluant. Ca fait office de très bon oreiller de fortune.

Un périple qui m’a emmenée jusqu’à Seignosse pour la nouvelle édition du West Coast Throwdown. Une édition avec, déjà, une nouveauté. Mémé s’est enroulée dans du papier bulle depuis la mi-août afin d’éviter toute blessure nécessitant attelle et/ou béquille. Une heureuse nouvelle parce que, dévaler les escaliers du métro avec ma valise en guise de luge, c’est bon les soirs de cuite au porto.

Donc là, on est sur un vrai gain d’autonomie. Un peu comme quand tu investis dans un monte-escalier. Mais je suppose seulement. J’ai encore assez de dents pour manger solide. Même si j’ai acheté des yaourts à l’intermarché pour le petit déj. Bref.

Tout ça pour dire que comme Blanche-Neige, je me suis installée dans ma cabane dans la forêt. Dieu merci, pas de trace de cohabitation avec 7 mecs qui ont des prénoms refusés à l’état civil – à moins qu’il ne s’agisse des gosses allemands. Il y a bien des petits oiseaux et des écureuils mais c’est quand même bien à moi de me taper de passer le balai. Fléau de la pub mensongère.

On rigole, on rigole mais on rigole moins quand le briefing des WODs se fait sur fond d’éclairs (pas au café) et de grondements de tonnerre. Et cette fois-là, je ne peux pas accuser les voisins du dessus.

Heureusement, comme dans les Landes, le temps change plus vite que l’avis d’une belle-mère, le ciel était plutôt dégagé pour débuter la journée. Mazel Tov, parce que gérer la barre de traction sous la pluie, ça peut nécessiter un chiffon en microfibre et le sacrifice d’une chèvre. Comme aucune biquette n’était disponible dans les environs – il y a bien une rôtisserie mais c’est moins convaincant pour les instances sataniques – le premier WOD a été annulé pour les catégories Rx. Clairement, les Muscle-ups version Fred Astaire, c’est hasardeux.

Toutefois, aucun mot d’excuse n’a été accepté pour le WOD 2. Comme l’année dernière, retour au lac d’Hossegor. On aurait pu tenter le concours de mermaiding ou l’épreuve de sauvetage de bichon maltais en perdition, mais l’organisation a plutôt opté pour 2400 m de run, 300 m de nage, 2400 m de run, 300 m de nage.

Je reste persuadée qu’un lancer d’animal frisé au milieu du lac marin aurait été un bon buy-in mais bon, que veux-tu. Même si j’admire les gens qui la capacité de garder leur sang-froid et un certain charisme sur ce genre d’épreuve. Parce que, en ce qui me concerne, je mets déjà 48h à me débarrasser des marques de lunettes de piscine…si bien qu’on a l’impression que j’ai des suçons ophtalmiques. Le boulet. Et puis, dès que je nage, j’ai faim. Alors, manger des figolus en courant, ça le fait moyennement.

Pour le WOD 3, le cut a failli se faire précocement. Parce que, lors des premiers tours, tout le monde souriait comme s’ils avaient sauvé un bichon maltais de la noyade (« Yoyo ! Yoyo! Putain! Au secours ») et soudain, la panique s’est imprimée sur le visage des athlètes. Un peu comme quand le livreur sonne et que tu es à poil.

Il avait l’air de piquer, l’animal. Je vais tenter de soudoyer les copains pour le tester. Oui, je suis un peu maso. Je remplacerai juste le handstand par le fait de rouler sur moi-même…Ou, plus vraisemblablement, des overhead lunges, comme c’était proposé pour les catégories scaled.


En plus, sablé sur la coupe de glace de chez Tante Jeanne, la société Scoring Kairos avait installé un dispositif permettant de voir les stats sur le rameur. Hyper pratique pour voir l’avancée des différentes teams. Demain, le spectacle risque d’être encore au rendez-vous avec, notamment, un clean ladder. En attendant, je finis ma tisane, et je vais roupiller. Bisous mes bichons.

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