compétition, Evénement

Deuxième jour du West Coast Throwdown

Mais dis donc, c’est drôlement plus rigolo de pouvoir se mouvoir dans l’espace pour profiter d’une compétition. Surtout quand le sol est plein de petites aiguilles – pas celles de coutures, hein – et que tu t’enfonces dans la terre avec tes béquilles. Fort heureusement, cette année, mes shakras sont relativement alignés et je peux trotter dans le Belambra, tel un petit pottok sur le chemin du petit train de la rhune. Un atout drôlement pratique pour courir après tous les petits chiens qui passent, histoire de les papouiller en disant des mots à deux syllabes. Or, si tu es une sorte de réincarnation de Brigitte Bardot – qui n’est certes pas encore morte, la pauvresse – autant te dire que le West Coast contentera ton amour des poils. Mais pas des poils comme au Cap d’Agde, Martine, tu te détends de la cravache Décathlon.

Alors, très clairement, le wod 4, j’étais fort contente d’y assister. Par contre, si quelqu’un me menaçait armé de boules de poils de chats – merci les antihistaminiques – je crois que je choisirais de mettre l’état de mes sinus et de mes glandes lacrymales en danger. Parce qu’il y avait des burpees box jump. 40. Tu me diras 40, c’est rien. Mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec ton point de vue. Peut-être parce que, l’année dernière, j’ai fait le West Coast en mode pirate – sans l’addiction au rhum ni le kidnapping de perroquet dans une jardinerie. Tout ça à cause d’un box jump pourri. Déjà que cette saloperie d’exercice me faisait plus flipper que de revoir l’ex de mon paternel danser nue sur le gazon du pavillon familial, histoire de communier avec la nature. Oui, j’ai des anecdotes familiales un peu gênantes.

Quant aux MU, bah je les boycotte. Parce que je ne sais pas les faire, naturellement. Ce qui laisse les squat snatches. Mais j’aime pas ça. Sauf que fort heureusement, on ne me demande pas mon avis et j’ai juste à radiner mon bouli et regarder des gens beaucoup plus athlétiques que moi souffrir. Enfin, pas souffrir comme quand tu te coupes le doigt avec une feuille, mais faire des grimaces très expressives et transpirer du SIF. Ce qui parfois, quand tu mets un legging coloré, peu donner l’impression que tu pourrais devenir influenceuse pour Libra de Tena. Un peu comme ma voisine qui sucre les fraises, en fait. Il faudrait que je vérifie si elle a un compte instagram. Surement sur les poupées de porcelaine maléfiques…Ca fait sens.

Parce que je tiens à dire qu’on ne peut pas vraiment faire confiance à une femme qui dort face à des poupées sur une commode. Qui sait ce qu’elles fomentent, nous observant de leurs petits yeux de verre mornes et vides?

Quant au WOD 5, il était imaginé pour tester l’état de ta relation avec tes co-équipiers à mi-course de la compétition, puisque c’était le retour du vers des sables (Beetlejuice, Beetlejuice, Beetlejuice!!) ou plutôt du worm, avec, notamment, des worms clean and jerk. Et clairement, si tu as des soucis de communication, c’est trop tard : »Putain Muriel, à gauche ! L’autre gauche!! On t’a dit l’autre gauche ». Sacrée Muriel, elle nous sort toujours l’argument qu’elle est ambidextre mais on sait bien que si elle inverse ses chaussettes Stance, c’est qu’il y a une raison profonde à cet acte de rébellion.

Pour le WOD 6, c’était un peu Disneyland, sans les enfants qui hurlent (mais je voulais voir Mickeeeeeeeyyyyyy !!!! Oh ça va, tais-toi Mathéo, on a déjà payé 600€ supplémentaires juste pour avoir moins d’attente à Buzz l’éclair, une comédie ne résoudra rien) et avec une buvette. Parce que, clairement, chez la souris amerloque, t’as pas de fitaid à la Taverne des 7 nains (de Blanche-Neige. Pas ceux qui se roulent par terre dans la file d’attente pour Némo). Tout ça pour dire que la journée s’est terminée sur un clean ladder. Avec une extra barre, que tu pouvais charger comme tu voulais, une fois la dernière barre du ladder achevée – et tant que l’extra barre était d’un poids supérieur à la fin du ladder. Parce que si c’est pour arriver au bout du floor et tenter une barre à 27 kilos, euh, c’est peu constructif.

Je ne te fais pas un dessin, sous le soleil de Mexico Seignosse, ça a envoyé du lourd, et il y a eu plus de PR que jamais. La foule était en délire. Et comme tout le monde avait un bob, ça n’était clairement pas causé par une insolation généralisée. Je dirais même qu’il y avait même des Bobs Ricard. Les crossfiteurs ont le sens du style. Mais ça, je le savais depuis que j’ai une banane (pas le fruit). L’épreuve aurait pu être sponso Strepsil tant on a tous crié comme des cousines germaines avec les doigts coincés dans une porte. Tout le monde a encouragé les athlètes au point de se saccager les cordes vocales. Or, clairement, quand tu en as pris plein les yeux et que tu n’as plus de voix, c’est que la compet a encore envoyé du lourd.

Allez, à demain mes chatons. A moins que je ne survive pas à la nuit, dévorée par une araignée géante landaise. Souhaitez moi bonne chance.

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