Test

Est-ce qu’une montre peut t’aider à améliorer ton run?

Ceux qui aiment courir, levez la main !

Vous sortez !

Non, je rigole. Je ne juge personne, j’aime les thrusters. Ah, alors ! Maintenant, qui juge qui? N’est-ce pas?

Bon, revenons au sujet : le run. Tu sais, le truc avec lequel les coachs nous laissent vaguement tranquilles pendant l’hiver et, dès les beaux jours, on s’en prend sur la carafe. Bah oui, enfin, sortons la box, il fait beau (le « il fait beau » en Normandie, se manifestant souvent pas l’absence de pluie). Et là, tu te mets à sacrifier des marmottes, histoire qu’il se mette soudainement à pleuvoir comme vache qui pisse, histoire de passer sur le rameur.

Il faut rendre à César ce qui est à la salade : en CrossFit®, même si on court, c’est généralement sur des distances assez minimes : du 200, 400 voire des 800 mètres -et là, ça commence à grincer des dents. De temps en temps, la prog part en balle et tu te colles un 5 kilomètres. Mais, premièrement, ça reste assez exceptionnel – en 8 ans de CrossFit®, j’y ai eu le droit une seule fois – et, deuxièmement, compte tenu du fait qu’un cours de CrossFit® ne dure qu’une heure, ça limite franchement la distance possible. Bref, on a des trous dans la raquette. Un talon d’Achille souvent exploité par certaines compétitions qui savent qu’en programmant des events avec du run assez long, vont prendre les athlètes en embuscade.

Même si tu t’en tamponnes le coquillard des compétitions, tu sais bien que le run lors d’un WOD, même sur des distances assez courtes, peut être pénalisant. Tu peux être fort comme un turc ou avoir une gym digne de Simone Biles, si ta course ressemble à une crise d’épilepsie et que tu reviens de 400 mètres de run dans le même état qu’une otarie asthmatique, ça a un impact sur le reste de ton entraînement. Donc on fait quoi?

Côté run

Tu peux éventuellement prendre des bonnes résolutions et te dire que tu vas aller courir régulièrement, histoire de t’améliorer. Sauf que, si tu n’aimes pas particulièrement courir, il y a fort à parier que ta motivation va rester avec toi, au fond de ton lit. L’idéal reste de se fixer des objectifs et, pour les atteindre, d’avoir un plan. Un plan d’action, Ghislaine. Pas un plan de Chambéry.

Et c’est là que la toute nouvelle montre de chez Polar, la Run Pacer Pro, peut être intéressante.

Pensée pour les coureurs, elle peut être hackée par les athlètes – de CrossFit® ou d’autres disciplines – désireux de quitter leur statut de tortue pour se métamorphoser en lièvre. Pour ce faire, la Polar Run Pacer Pro propose une foule d’outils – pas forcément tous inédits pour ce nouveau modèle mais pertinents pour gagner en maîtrise sur le run.

Elle intègre notamment un test de performance running. En quoi ça consiste? En un test d’effort maximal pour estimer la consommation maximale d’oxygène (VO2 max), le niveau de forme physique, la fréquence cardiaque maximale et pour personnaliser les zones de fréquence cardiaque, de vitesse et de puissance. Pour cela, tu dois décider d’une vitesse initiale pour commencer le test. La vitesse augmente ensuite progressivement. Ca permet de collecter des informations sur ton fitness, mais ça me paraît aussi intéressant pour autre chose : à appréhender ta régularité et ta capacité à pacer ton run, à respecter un rythme.

Je t’explique : si par exemple, tu veux taper les 20 minutes sur ton 5K run, ça nécessite de trotter à 15 km/heure. Est-ce que c’est réaliste? Tu peux le constater (ou pas) via ce test. Autant te dire que, dans mon cas, ce test s’est soldé par un fiasco. Pourquoi? Parce que Martine a eu l’idée brillante de régler une allure un peu à l’aveuglette. Et là, c’est le drame, la folle dingue part en balle et explose le rythme, la montre vibre plus frénétiquement qu’une conversation de groupe sur messenger, et paf, échec. Rideau, fin du test.

Bien entendu, si tu n’es pas aussi débile que moi, avant de te hasarder à ce type de test, tu auras l’idée brillante de faire un point sur ton rythme actuel, via quelques sorties. En fait, c’était un peu comme tenter de charger une barre à 80% de ton 1 RM….sans connaître ton max récent. Ca ne fonctionne pas ! Et, bien entendu, je ne te conseille pas de régler un rythme de kenyan, sans aucun rapport avec ta cadence réelle de run, histoire de comprendre au bout de combien de temps tu passes du statut de personne à celui de pop corn.

Ce qui est vraiment très très chouette, c’est que l’application Polar t’offre aussi de mettre en place un programme d’entraînement taillé pour différentes distances : 5 km, 10 km, 21 km ou 42 km. A titre d’indication, le programme sur le 5K est réparti sur 9 semaines minimum. Tu peux aussi te fixer des objectifs simples comme courir 30 minutes.

La Run Pacer Pro te permet aussi de mesurer la puissance générée par ta foulée – le nombre de watts. Et oui Ghislaine, c’est pareil que pour les ampoules ou sur le rameur. A quoi ça sert? Tu peux comprendre si ta foulée est efficace et régulière, y compris sur des terrains changeants. Cet outil mesure également la contrainte exercée sur tes muscles et tes articulations, histoire de voir, par exemple, si ton run de récupération est vraiment un run de récupération.

Par ailleurs, à la fin de chaque session, tu disposes d’un score – le running index – qui t’indique si ta course s’est améliorée par rapport à la sortie précédente.

Côté performances

Comme toujours, avec le matos Polar, difficile d’être déçu ! J’en suis au troisième modèle testé et, à chaque fois, je suis conquise. Les modèles sont toujours plus légers – 41 g pour la Run Pacer Pro – et toujours plus performants. Ainsi, avec son poids plume, la Run Pacer Pro sait se faire oublier sur les efforts longs, tout en évitant de te flinguer la couche supérieure de l’épiderme à force de frottements.

Côté batterie, elle tient le choc jusqu’à 7 jours. Personnellement, je suis plutôt autour de 5 bons jours, en l’utilisant en mode entraînement plusieurs fois par jour, ce qui est franchement très, très bien (notamment si on compare avec d’autres outils du même type nécessitant une recharge tous les deux jours). Là, c’est royal.

La mesure du rythme cardiaque est fine et précise grâce à 14 LEDS, dissimulées sous le cadran. Un cadran qui, d’ailleurs, n’est plus tactile – comme c’était le cas de mes Polar Ignite. Il est désormais équipé de boutons, en relief, plus facile à manipuler que le tactile, selon moi. Le seul bémol reste leur utilisation lors de certains WODs, mais j’y reviendrai. Par ailleurs, l’écran a été optimisé pour être lisible, même en plein soleil et la luminosité est adaptable selon les conditions.

Parmi le chipper de fonctions, on retrouve aussi les prévisions météo- bien pratiques pour prévoir une sortie run ou même faire péter le KWAY quand tu te rends à la box en vélo, ainsi que le contrôle de la musique depuis la montre – un atout quand on préfère entendre Jul ahaner plutôt que de percevoir le début d’une crise d’asthme. Même si dans ce cas, ce type de goûts musicaux va peut-être t’envoyer aux urgences.

Côté WOD

Indubitablement, la Run Pacer Pro est conçue pour les coureurs, voire les coureurs assez confirmés. D’ailleurs, pas de mystère, c’est comme le Port Salut, c’est écrit dessus. Reste que si tu aimes gambader dans les champs ou dans la jungle urbaine tel un Bambi accro aux cabrioles, mais que tu kiffes le CrossFit®, rien ne t’oblige à laisser ta montre sur le rebord du lavabo. La Run Pacer Pro reste une Polar, donc une montre multi-sports, permettant de charger de multiples profils d’entraînement : HIIT, entraînement fonctionnel, escalade, kayak…

.Elle est tout à fait adaptée à la pratique de multiples disciplines, CrossFit® inclus. Son utilisation permet, notamment, de suivre l’évolution du rythme cardiaque au fil de l’entraînement, du nombre de kcals dépensées, de leur répartition (glucides, protéines, graisse) mais aussi d’appréhender si ta charge d’entraînement sur la semaine est productive, ou si tu es en sous-entraînement ou en sur-entraînement (des données qui sont couplées avec la mesure de la qualité de ton sommeil).

Comme pour le run, tu peux, en appuyant sur un des boutons du cadran, compter le nombre de tours effectués. Un atout sur un AMRAP, surtout quand tu as un cerveau de poule et pas de boulier à proximité. Le seul petit reproche que je pourrais faire à la Run Pacer Pro, c’est le fait que les boutons sont assez sensibles, et, quand tu fais un mouvement nécessitant de casser le poignet (HSPU, front squat, thruster…), cela a tendance à appuyer sur les différents boutons, te comptant, par exemple, des tours inutilement. Rien de vraiment très grave mais ça peut surprendre !

Quoi qu’il en soit, la Run Pacer Pro fera sûrement le bonheur de tous les sportifs, en particulier des runners, à la recherche d’une montre hyper-complète, performante et fiable.

Polar Run Pacer Pro, 299.90€

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