Test

J’ai testé la XF Bar d’Eleiko

La Suède n’est pas seulement un bulldozer à chansons pour l’Eurovision. C’est aussi le lieu de naissance d’une marque incontournable quand il s’agit d’haltérophilie : Eleiko. Et dire que tout ça est né d’un gaufrier. Oui, un gaufrier, pour faire de bonnes grosses gaufres, écrasées sous le poids du sucre glace – dont la moitié finit dans la stratosphère dès que tu expires face à cette gourmandise.

Là, tu te dis, la fille nous fait une hypoglycémie. De quoi parle-t-elle avec ses histoires de gaufres ? En fait, avant de devenir le boss de la barre, Eleiko fabrique des petits appareils ménagers, dont, je te le donne en mille, des gaufriers. En 1957, M. Hellström, le directeur de l’usine Eleiko, un mordu d’haltéro, fatigué de pester après le matériel disponible à l’époque, suggère à la directrice des opérations de se mettre à fabriquer des barres d’haltérophilie. Ce qui fut dit fut fait et le moletage – le grip – rappelle même le motif des moules à gaufres. Même si, en soi, ce n’est pas une incitation à saupoudrer le matos de magnésie.

Depuis, certaines des plus grandes organisations – et compétitions – font confiance à Eleiko, telles que l’Internal Weightlifting Federation (IWF), l’International Powerlifting Federation (IPF) et la World Para Powerlifting Organization (WPPO).

Pendant le confinement, Eleiko m’a fait une proposition difficile à refuser : tester l’une de leurs barres. J’ai donc eu la chance, un beau matin, de recevoir une XF Bar, conçue pour les entraînements type CrossFit®, accompagnées d’une paire de poids. L’arrivée du colis s’est avérée plutôt épique puisque c’est ma voisine paranoïaque (celle qui jette ses libra dans le couloir et pense qu’un complot est ourdi contre elle par un gang de gens du voyage) qui a réceptionné le colis. Colis qu’elle préférait donner à mon mari parce que « vous n’aurez pas la force de monter ça chez vous ». Watch me, Viviane. J’espère qu’elle avait mis une libra.

Par contre, comme j’habite en appartement – et en étage – l’haltéro dans le salon, c’est moyen, même quand tu es assuré tous risques. Ce n’est pas que je veuille particulièrement risquer une intoxication au taboulé pendant une prochaine fête des voisins, mais je n’ai pas spécialement envie que mon nouveau bébé passe à travers le plancher. Autant te dire que, durant le confinement, ça a joué de la barre à vide et du renfo. En soi, rien de grave puisque, pendant la pause COVID, j’avais un fitness de lamantin. Aussi, tenter un PR aurait frisé le suicide.

Une fois que nous étions libérés, déconfinés, j’ai amené l’enfant au centre de loisirs, pour qu’il sociabilise et joue avec des petits camarades. Bref, j’ai emmené ma barre à la box, histoire de pouvoir l’utiliser sans risquer d’affoler les sismographes.

Et là, tu te dis que, ça fait un moment que le confinement est terminé. Tu as raison. Mais si tu lis le blog depuis quelques temps, tu sais que j’ai un faible pour les tests qui sont de véritables tests. A savoir, « malmener » les bestioles pendant plusieurs mois, WOD après WOD, pour voir s’ils tiennent vraiment le choc. Parce que, sur une ou deux sessions, ça me semble très difficile de se faire un véritable avis.

Et là, ça a été buffet à volonté puisque, dès qu’il y a une once d’haltéro, je dégaine systématiquement ma barre – que ma box a la gentillesse de stocker… Cours spécifique d’haltéro, WOD à plusieurs modalités, CrossFit® total, tout y est passé. Verdict?

Eleiko est on ne peut plus fidèle à sa réputation. La XF Bar n’est pas une simple barre d’haltéro, c’est un vaisseau interstellaire.

Pas besoin de contouring, elle est aussi belle qu’au premier jour. Elle a beau être livrée avec une brosse d’entretien, je n’ai jamais eu besoin d’utiliser cet accessoire. Un coup de chiffon quand tu as abusé de la magnésie et c’est reparti pour un tour. Autre point non négligeable, elle brille plus que n’importe quelle création imaginée pendant une session de Dessinons la mode. Elle ne s’oxyde pas, ne rouille pas, bref, zéro détérioration. Certes, j’en prends soin et je la range dans la housse en plastique dans laquelle elle a été livrée, mais avec le temps, j’ai vu d’autres barres avoir tendance à se piquer de rouille.

Pour la rubrique « elle en a sous le capôt » – sponsorisée par Auto Moto, la bestiole dispose d’un joint étanche à la poussière, de roulements à aiguilles et bague, d’un diamètre de 25 mm (dans la version de 15 kilos) et, c’est le moment de s’asseoir, d’une charge maximum de 1500 kilos. Oui, tu as bien lu. C’est plus du double par rapport à d’autres marques. A quoi ça sert? Parce que, clairement, sauf si je suis contaminée par le sang de Bruce Banner, je ne porterai jamais plus d’une tonne. Indubitablement, c’est la preuve que c’est du solide. C’est tellement du solide que la barre est garantie 12 ans. Preuve, s’il en fallait, qu’Eleiko est sûr de la qualité de son matériel et que leurs produits ont été conçus pour durer.

Bien sûr, ça se ressent dans le prix. Acheter une barre Eleiko, c’est un investissement. La XF Bar, par exemple, coûte 689€, dans la version 15 ou 20 kilos. Si tu n’as pas gagné un petit pécule à Euromillions, ça fait un trou dans le budget du garage gym. Sauf que ta barre, tu la garderas longtemps, très longtemps. Voire toute ta vie. Bref, tu casses la gueule de la tirelire une fois et ensuite, tu es tranquille. A toi de voir !

Et niveau sensations? (Cette phrase est beaucoup trop étrange). Si j’avais le permis, je pourrais te dire que c’est comme conduire une Aston Martin. Mais sachant que mon seul moyen de locomotion est un vieux vélo Rockrider de 1996, c’est assez peu crédible. Par contre, je peux te certifier le moletage – le grip ne fait pas gommage intégré. Il est suffisamment marqué pour permettre une bonne préhension mais assez doux pour éviter de transformer toute session d’haltéro en dégustation de parmesan.

Le système de roulements rotatifs et fixes rend n’importe quel mouvement presque aussi agréable qu’une session de massage lomi-lomi – l’huile de monoï en moins. Déjà que j’étais une dingue d’haltéro, lifter avec une telle barre, c’est du pur bonheur. Par contre, elle n’a rien fait pour ma technique discutable en mode « je tire comme un bourrin et je prie le ciel ». C’est une barre d’haltéro, pas un pèlerinage à Lourdes. Mais utiliser un produit si qualitatif, ça te donne forcément envie de bosser pour t’améliorer et pouvoir l’utiliser à son plein potentiel !

XF Bar, Eleiko, disponible en 15 kg, 20 kg et short bar 15 kg, 689 € (15 et 20 kg), 539 € (short bar).

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