Blablabla, Récupération, Test

J’ai testé le pistolet de massage Theragun

Même pas besoin d’être Clint Eastwood pour acheter un gun. Fort heureusement, parce que je n’avais pas spécialement envie d’investir ni dans un chapeau de cowboy, ni dans une arme à feu, en fait. Peut-être un trauma né de mon enfance dans une famille de chasseurs, induisant beaucoup trop d’aprems à jouer au Docteur Maboul – ce qui se traduit par dégager des plombs de morceaux de bidoche non identifiée. Peut-être que, finalement, j’ai passé mon enfance à manger du pâté de chat, qui sait.

Mais trêve de miaulements intempestifs, et retour aux plaines de l’Ouest américain. Et l’arme aujourd’hui à l’honneur flingue juste les courbatures et autres douleurs inhérentes à des sessions de pétage de jambon (je parle de tes cuisses, Muriel. Parce qu’on ne joue pas avec la nourriture, tu devrais le savoir depuis le temps). Donc la seule violence que tu infliges, c’est à toi-même et non à des petits animaux. Ce qui est franchement beaucoup plus Brigitte Bardot-friendly et ça, c’est fun, comme dirait l’autre (ça, et les stages d’été? )

Tout ça pour dire que j’ai eu l’occasion de tester l’équivalent pour humain d’un attendrisseur de viande. Ce qui est très pratique si tu es Hannibal Lecter. Et en dehors d’éventuelles qualités bouchères, j’attendais de voir. Parce que, franchement, les pistolets de massage, ça me laisse dubitative. A mes yeux, cet enfant illégitime d’une perceuse et d’un vibromasseur est juste un effet de mode, encore un vague bidule pour nous faire dépenser de la thune le temps d’un effet de mode. Oui, j’ai une amie syndicaliste. Et même si, dans la famille Marx, je préfère Thierry à Karl, je n’ai pas forcément envie de dépenser l’équivalent de quelques dizaines de paniers de légumes biologiques dans un transfuge des Maçons du Coeur.

La gamme Theragun

Il fallait persuader la dame, donc. Surtout qu’une première expérience de ce genre d’objet s’est avéré aussi convaincant qu’une reprise par Camelia Jordana. Cette fois-ci, il s’agissait de mettre à l’épreuve le Theragun Elite de Therabody. Parce que, premier point, la marque US propose plusieurs modèles de pistolets : le mini, le Prime, le Elite et le Pro. Donc une version Polly Pocket, une autre découverte, un Premium et un « Pro ». Avec des prix qui s’échelonnent de 199€ à 599€. Oulala, pétard, ça en fait des choux kale pour ce prix.

Celui qui m’a été envoyé est donc identifié comme le modèle Premium, avec un ticket de caisse à 399€. A ce prix-là, tu as, notamment, une poignée ergonomique, 2 heures d’autonomie, une vitesse ajustable, un écran LED et une connexion Bluetooth. Une caractéristique qui, s’avère tout sauf gadget. Mais je t’en dis plus après…(tu as vu, le teasing de l’espace?)

Premières impressions

Mais commençons par le commencement. D’abord, la première impression était bien meilleure que n’importe quelle photo de profil Myspace. L’enfant arrive dans son couffin sa boîte, qui en mode poupée russe, renferme une mallette. Pas la mallette de Papa. Une petite mallette compacte, qui accueille le Theragun, bien calé dans son compartiment moulé pour son petit corps ainsi que deux poches pour ranger les embouts et le cordon du chargeur. Parce que, un peu comme dans Le Meilleur Patissier, le Theragun, c’est comme une poche à douilles – il dispose de plusieurs embouts. C’est juste que je ne te recommande pas de tenter le Saint Honoré avec ton pistolet de massage. A la rigueur, une petite meringue avec des blancs montés en neige, oui. Mais un pochage, ce n’est pas dans la poche.

Applis utiles

Après l’avoir rechargé, je commence par le synchroniser avec mon téléphone. L’idée? L’utiliser avec l’appli Therabody, mais aussi avec GOWOD. Parce que, oui, la meilleure appli de mobilité de tous les temps propose aussi de préparer ton WOD ou récupérer de celui-ci en t’aidant du Theragun.

En particulier le Pro. Mais si tu n’as pas gagné des milliers d’euros grâce à ta carrière d’influenceuse en thé detox, sache que ça fonctionne aussi avec le Elite – et plus ou moins n’importe quel pistolet qui dispose de 5 vitesses, comme l’Audi de Papy.

L’avantage avec un produit Theragun, c’est que tu peux synchroniser l’appli et l’appareil, afin d’avoir une expérience optimale. L’autre truc intéressant, c’est que l’appli GOWOD t’indique comment prendre en main le Theragun. Car la bestiole, avec sa poignée ergonomique -en forme de triangle (pas la peine de postuler dans l’orchestre de ta municipalité, toutefois) peut être saisie de plusieurs manières, selon la zone traitée. Et crois-moi, lors des premières utilisations, tu es bien content de savoir où tu dois mettre tes paluches.

L’autre indispensable lors des premiers jours de cohabitation : l’appli Therabody. Simplement parce que, de flinguer 5 ans de chèques d’anniv pour un pistolet de massage, c’est bien. Mais optimiser son utilisation, c’est mieux. Là, tu découvres que, non seulement, tu peux te servir de ton Theragun dans le cadre de ta pratique sportive. Mais aussi au quotidien. Notamment pour détendre la pâtée pour chien qui te sert de corps à force de faire du télétravail sur une table basse achetée en 1998 chez Fly. Ou encore pour tenter de te détendre autrement que par le meurtre avant d’aller faire un gros dodo.

Caractéristiques techniques

Ergonomie

Question fumage de grip, la bestiole pèse un petit kilo. Un poids idéal pour se tenter un shoulder burner, mais surtout pour éviter la tendinite si tu l’utilises plus de 8 secondes d’affilée. C’est un peu lourd mais le Theragun reste très maniable. D’autant qu’avec sa poignée ergonomique, il reste facile à appréhender, même si, comme moi, on a l’impression que tu as subtilisé les mains de Barbie institutrice.

Première utilisation

Pour allumer et éteindre le Theragun, difficile de faire plus simple : il n’y a qu’un seul bouton. Pas moyen de se tromper. Et pour augmenter ou baisser la vitesse, il suffit d’appuyer sur la flèche du haut ou celle du bas. Bref, Therabody a fait dans l’intuitif, et ça, c’est plutôt une bonne idée. Surtout quand tu tentes le massage post-WOD et que tes neurones sont dans le même état qu’une cheerleader dans une trancheuse à pain. Bref, pas besoin de passer un Master en Physique Quantique pour optimiser ta récup.

Au-dessus du bouton ON/OFF, il y a aussi un petit écran. Il indique la vitesse du Theragun – de 1750 à 2400 percussions par minute – ainsi que le niveau de pression appliqué. Et là, breaking news, le Theragun ne cale pas quand tu exerces un peu de pression. Il est costaud, l’animal. Et c’est tant mieux quand tu sais que les athlètes de CrossFit® sont tous et toutes de délicates pâquerettes, non?

Autre info affichée : le niveau de batterie. Par contre, je dois clairement friser le crétinisme de bas étage, car je n’ai jamais vraiment vu le niveau de batterie baisser. Ce qui m’a valu de me retrouver en plein massage du bouli, et de voir le Theragun s’éteindre d’un coup. Comme la charge se fait en 1h20, tu as intérêt à avoir une tournée de yaourts maison à faire entre deux sessions.

Embouts

Pas facile de venir à bout des embouts. Il y en a cinq dans la valise diplomatique. Pour être tout à fait honnête avec toi, j’ai surtout utilisé le dampener, sorte de grosse bouboule un peu aplatie (aucun rapport avec un éventuel carambolage en chaîne au pays de Greg le Zgeg) et le standard ball. Parce que le « cone », par exemple, m’inquiétait un peu. Fait pour les douleurs très localisées, son mood un brin Donjons et Dragons dans une forteresse des environs de Cahors n’a pas spécialement parlé à mes velléités médiévistes. Même, pour rendre à Jacquouille ce qui lui appartient, je n’avais pas vraiment de douleurs localisées durant la période de test. Avec la reprise, tout mon corps est constitué à 78% de papier crépon. Donc pour le caractère localisé, tu repasseras d’ici 6 à 8 semaines, Muriel.

Mais par conscience non-professionnelle, j’ai quand même testé l’ensemble des embouts (cette phrase semble inquiétante, à la relecture). Clairement, tu peux violenter un enfant avec le cône, voire proposer une opération de la cataracte à ta belle-mère. Sinon, ça fait vraiment du bien là où ça fait mal. Dans le cadre de douleurs musculaires, pas d’opérations ophtalmologiques sauvage. Le wedge – l’embout en forme de coin – est particulièrement efficace sur les mollets quand tu as eu la bonne idée de partir en balle sur les DU.

Volume sonore

Maintenant, l’instant « Macumba Palace ». Question bruit, le Theragun est relativement silencieux. Clairement, si tu l’allumes à côté de ton conjoint tandis qu’il a sombré devant un film polonais en VOST, il est possible que ça le réveille. Sauf si c’est le barbu. Parce que, si c’est lui, tu peux même lui jeter le pistolet sur la carafe, il ne sourcillera pas. Est-ce que j’ai essayé de le faire? Je laisse le mystère planer, tel un goéland au dessus d’une barquette de frites. Quoi qu’il en soit, le moteur du Theragun ne donne pas l’impression qu’on perce de nouvelles canalisations dans ta rue.

A l’usage

A l’inverse des pervers narcissiques, le Theragun Elite est un très bon compagnon. S’il faisait la vaisselle, ça serait la cerise sur le Banana Split mais on ne peut pas tout avoir dans la vie !
Les embouts sont très faciles à clipser et à nettoyer, ce qui s’avère utile quand ta capacité à transpirer te qualifie d’office pour postuler chez Cristalline.
Les deux heures d’autonomie permettent une utilisation régulière, sans pour autant passer sa vie à recharger le Theragun – à la différence de mon téléphone tout pourri qui s’est désormais transformé en ligne fixe.
Toutefois, une seconde batterie pourrait être une excellente idée, afin de ne pas freiner les ardeurs d’un/e athlète en quête de récupération.

Je ne vais pas te mentir, durant les premiers jours d’utilisation, c’était un peu comme les premiers émois au collège. Ca se galochait sévère. Alors, non, je n’ai pas roulé de pelles au Theragun, Dieu m’en préserve. Mais je l’utilisais à tout bout de champ : entre deux dossiers sur lesquels je bossais, en guise d’échauffement, de récupération, avant de dormir,…


Une lune de miel qui a duré quelques temps, avant que lui et moi, on ne se laisse gagner par la routine. Désormais, on se fréquente plutôt en cas de courbatures ou de petites douleurs dégueulasses (comme quand tu passes 8 heures à tenter de faire de l’origami avec ton corps, face à un écran). Son utilisation se fait en alternance avec mon Compex. L’avantage du Theragun? A la différence des programmes du Compex, pas besoin d’y passer 20 minutes. Une petite trentaine de secondes sur une zone suffit souvent. Idéal avant un WOD ou quand tu es simplement dans le speed !

Les pistolets de massage sont disponibles sur le site Therabody ainsi que chez WODABOX (le code promo HATEWB10 est valable sur tout le site hors promo).

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