Débuter, Récupération, Rest day

La mobilité, cette ingrate !

Les copains, l’heure est grave. Suite à un WOD incluant pas mal d’overhead squats avec dumbbell, j’ai du me rendre à l’évidence. J’ai actuellement la mobilité d’une gavotte. Tu sais, les petites crêpes bretonnes avec lesquelles tu en mets autant dans ta bouche que sur la nappe de Mamie Colette. Réduites en miettes, elles servent aussi à faire d’excellentes bases croustillantes pour tes mousses et entremets (tu la sens, l’addiction aux émissions culinaires?). Fin de la parenthèse Philippe Conticini.
Les gavottes donc, de sympathiques petits biscuits mais à fort pouvoir friable. Voilà, ma mobilité, c’est pareil. Elle n’est même plus friable. Elle est émoussée, éparpillée, plus éclatée que le lifting de Mélanie Griffith,…C’est la berezina !

Le problème? La mobilité overhead. Pour la souplesse, ça, ça allait. Cette élasticité digne d’une enfant chinoise exploitée par une académie de contorsionnistes m’a valu une relative pitié de la part de cette salope de prof d’EPS (oui, je suis grossière. Mais je communique mon ressenti. J’ai l’accord de mon psy). Je tapais deux grands écarts et j’avais vaguement la moyenne. Sorte de consensus clandestin entre la fan de permanentes et moi. Consensus qui, malheureusement, n’avait plus lieu lors des cours d’athlétisme. Dommage. Restait plus qu’à faire une crise d’asthme pour qu’elle me foute la paix.

Photo : Frozenintime by Laurent Wallard

Et puis, cette élasticité est le résultat de nombreuses heures de souffrance à la MJC de Lillebonne, dans un justaucorps 177% élasthane. Bah oui, quand Sandra Pigeon s’allonge sur ton dos pour « améliorer » ton grand écart (ou te glisser dans un bagage à main, c’est selon), tu te dis qu’après avoir vu de trop près ses aisselles, tu doit bien avoir un résultat concret.

Moralité, je suis toujours très forte pour tenter de mener une étude entre le pH de mes flatulences et les bénéfices d’une alimentation peu transformée. Par contre, niveau épaules, ce n’est clairement pas la giga-teuf. De là à croire qu’il y a des gênes de Playmobil dans mon sang, il n’y a qu’un pas. La preuve? Demandez à ma prof de yoga. Travailler la souplesse d’épaules se transforme en un savant mélange entre la bande-son d’un documentaire sur les Ouakari chauves (du calme, les accros du rasoir, c’est juste une espèce de singe…) et une tentative d’intimidation involontaire. Rien que pour atteindre mes mains dans le dos, c’est plus compliqué que de creuser le tunnel sous la Manche (sans mauvais jeu de mots. Quoique…). Autant te dire que je n’ai pas cédé à la vague tecktonik de 2007. D’abord, je n’avais pas envie de filer du fric à Vivelle Dop, et je n’ai pas les épaules pour, littéralement (et puis, je n’avais pas spécialement envie que mes parents me pensent épileptique. Déjà que ma mère est persuadée que je suis diabétique parce que je picole trop. Trop d’eau. Précisons).

OK, l’eau, ce n’est peut-être pas mon seul problème

Le verdict a été confirmé par mon test GOWOD. Faiblesse? Position overhead ! Bah tiens. Sandra Pigeon aurait bien rigolé. Si elle avait pu. Parce que c’est la seule femme d’URSS née sans zygomatiques. Mais ça, le KGB a préféré le passer sous silence.
Une faiblesse travaillée à coups de sessions de l’appli. Ca allait mieux. Je pouvais voir les petits poils oubliés sur mes aisselles lors d’un Nancy. Et je n’avais plus qu’à me rouler par terre sur le run. Ah non, merde, ça ne fonctionne plus. Je suis dispensée de ventoline maintenant. Plus crédible du tout. Restait juste à cracher mes poumons et tenter de jouer à « saute piéton » édition chariot à roulettes.
OK, je flirtais toujours avec la détresse psychologique lors des sessions de yoga, mais je m’imaginais en train de faire des thrusters et ça allait déjà mieux.

Sauf que…les confinements sont passés par là. Et j’ai fait n’importe quoi. Enfin…plus que d’habitude.

Pendant le premier confinement, j’ai plus ou moins lâché les WODs, par contre j’ai fait du yoga et des sessions de GOWOD comme si ma vie en dépendait. L’art et la manière de se voiler la face.
Et je me suis pété la cheville. Le rapport entre ma cheville et mes épaules? Aucun. Sauf que je me suis dit que j’allais reprendre GOWOD une fois mes séances de kiné terminées. Des séances achevées voilà plus de deux mois. Et je n’ai toujours pas rallumé l’appli. Oui, mais je fais du yoga. Oui mais non.

Arrête tes conneries, Muriel ! Faire des étirements (parce que c’est de ça dont il s’agit), ça ne revient pas à bosser sa mobilité. Pas toujours. Bah non. Et tu le sais, Muriel. Sauf que tu ne veux pas l’admettre.

woman performing yoga
Mais Muriel, pourquoi tu fais des noeuds avec ton corps?
Photo by Erik Brolin on Unsplash

Jusqu’au jour où tu te retrouves avec une dumbbell au-dessus de la carafe et que tu tangues comme un champion international de limbo sous LSD. La vache, j’avais l’impression de vivre le naufrage du Titanic. « Fais un muscle up sur cette putain de porte, Jack ! Non, tu boiras après enfin !!! » Je n’ai pas retrouvé cette feignasse de Jack et j’ai compris que le naufrage, c’était plutôt celui de ma mobilité. Parce que c’est bien joli de jouer les petits pois sauteurs sur le plancher, à faire plus de burpees que n’importe quel troufion dans Platoon, mais si tu finis par avoir autant de flexibilité qu’une vieille craquotte, tu te dis qu’il est temps de pousser la table basse et de recommencer les sessions GOWOD….

Photo à la une : Photo by Edu Lauton on Unsplash

1 réflexion au sujet de “La mobilité, cette ingrate !”

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s