Drop-in

Drop-in à CrossFit® Coahoma

Avant que l’univers ne finisse de basculer dans une fièvre acheteuse de PQ et de Lustucru, le barbu et moi avons profité d’un week-end pour opérer une translation. Probablement la dernière puisque nous sommes, comme tout le monde, dans l’obligation de rester confinés dans notre appart à regarder tous les épisodes de Love is blind, récupérer tous mes cheveux dans l’aspirateur et se confectionner des perruques, lancer une chaîne YouTube du meilleur sosie de Céline Dion ivre au porto, faire une indigestion de lingettes Kandoo et tenter des ablutions du fondement avec des farfalles. Bref, c’est le bordel. Mais comme on a du CBD, au moins, on va être aussi relaxés que des Teletubbies qui ont abusé sexuellement de Nono l’aspirateur.

Mais quelques semaines avant que cette atmosphère digne de Walking Dead, édition Lasagnes, ne s’abatte sur l’hexagone, le barbu et moi avons donc opéré notre dite translation. Et translation, ce n’est pas le nom de notre caniche royal. On a juste pris notre petite voiture pour aller faire un drop-in. Et en soi, c’était plus ou moins un exploit. Parce qu’on était samedi. Et tandis que le lundi, c’est raviolis ; le samedi, c’est généralement coma. Pas éthylique, hein. On est des adultes vaguement responsables. Des adultes qui regardent Naruto et Totally Spies mais des adultes quand même. Ainsi, notre perte de conscience, sur un plan autant astral que terrestre, est généralement causé par l’accumulation de la fatigue hebdomadaire et un besoin relatif de passer plus de 7 heures quotidiennes sous une couette traitée contre les acariens. Voilà, le samedi, c’est généralement synonyme de dodo (pas la bestiole disparue, indeed).

Sauf que, tels que de courageux croisés prêts à porter la bonne parole vers les terres impures, nous nous sommes mis un coup de poulaine dans le chalala afin de trouver quelque motivation et d’honorer notre Dieu Greg et ses nymphes Eva, Fran, Cindy et les autres (oui, ce sont des divinités qui semblent sorties d’un épisode de Beverly Hills). Et tandis que d’autres se gavaient d’avocado toasts au Peach Pit, nous roulions vers les espaces verdoyants d’un territoire sauvage connu par nous-autres havrais sous un sobriquet terrifiant et mystérieux : « de l’autre côté de l’eau ». L’endroit n’est pas peuplé de lièvres de Mars ni de loirs dans la théière. Par contre, tu risques de croiser du parisien en goguette (et en bottes de pluie). Par-delà le Mordor l’estuaire de la Seine s’étend la région autour de Deauville, Trouville, Pont l’Evêque, … On a donc programmé la folle qui hurle « faites demi tour dès que possible » direction Villers.

Après une petite cinquantaine de minutes dans le bocage normand, nous voilà arrivés chez CrossFit® Coahoma. Sauf si tu es Mamie Suze, tu ne sais peut-être pas ce que « Coahoma » signifie. Pas de honte à avoir, ce n’est pas parce que tu as fait grec ancien jusqu’au bac que tu n’as pas de failles. « Coahoma », c’est un mot sioux qui signifie « Panthère rouge ». Le choix de la bestiole en question n’a rien d’anodin puisque la panthère ou le léopard est l’emblème de la Normandie. En plus, c’est juste un animal badass qui allie bravoure, puissance, force… « La panthère est silencieuse et discrète quand il le faut, mais sait rugir férocement lorsqu’elle en ressent le besoin. Elle est également dotée d’une extrême patience lorsqu’elle souhaite atteindre ses objectifs », dixit le site de la box. Bref, la panthère, c’est un peu le symbole de l’athlète idéal (à noter que cette description n’inclut pas l’utilisation intempestive de magnésie).

Et à la tête de la box, deux grands chats.
Il y a Vlad, ancien militaire parachutiste, qui œuvre comme owner et coach (connu internationalement pour sa maîtrise du déplacement latéral en poney imaginaire).
En charge de l’accueil et de la communication, sa compagne Mylène, qui a amené en terres normandes son petit accent chantant et sa créativité.

A eux deux, ils ont imaginé un superbe espace, qui plairait à n’importe quel Marsupilami ainsi qu’à tous les gens qui ont un thermostat déréglé et/ou une propension à la nudité ainsi que des acouphènes causés par les passages en boucle de « Highway to Hell ». On ne va pas se la jouer Stéphane Plaza mais l’espace est réparti sur 350 m2 dont 250 m2 dédiés à la pratique du CrossFit®. Le reste, c’est l’accueil, les vestiaires et même une boutique. Et oui, entre deux tours d’EMOM, tu peux aller acheter encas, boissons, vêtements (et notamment les tshirts de la box, imaginés par Mylène, qui est aussi graphiste. Des tshirts qui ont bien plus de style que pas mal des tenues concoctées par les candidates bipolaires des Reines du Shopping).

Partout dans la box, on retrouve une créativité bien plus probante que n’importe quel tuto de Modes et Travaux. Les différentes zones sont identifiées par des pancartes en sioux. Et si, en LV2, tu as fait comme moi et tu as pris espagnol, sache que les vestiaires femmes sont du même côté que les barres d’haltéro pour ces dames. Même principe pour ces messieurs.

Quant au meuble pour ranger les medecine balls, il vaut son pesant de (beurre de) cacahuètes. C’est une sorte de distributeur géant, un peu pour les tirettes qui existaient dans un passé pas si lointain dans les supermarchés. Tu sais, les trucs qui, en échange d’une pièce, te distribuaient des boules de chewing-gum à t’en défaire les mandibules ou des œufs contenant des surprises potentiellement dangereuses pour n’importe quel mioche de moins de 3 ans. Là, c’est le même principe. Sauf que la surprise, c’est quand tu te prends potentiellement le medecine ball sur la tronche lors d’un Karen et que tu ne sais pas combien de temps va durer ta commotion cérébrale. Vlan ! Surprise !

Fort heureusement, pas de wallballs à l’horizon ce matin-là. Ca tombe bien, ce n’est pas trop le moment d’aller à l’hosto ! Au programme, un WOD en équipe. Histoire de se rapprocher, on se colle à la cage avec des élastiques pour une petite session de shibari mobilité. Ensuite, c’est parti pour un travail autour du snatch au PVC. Normal, puisque le skill, c’est un EMOM autour de différentes variations de snatchs. A la manœuvre, Vlad et ses 57 yeux. Mais ne le dites pas trop fort, il risquerait de finir étudié par la communauté scientifique. On ne sait pas trop si c’est le cousin de Barry Allen (ou même si Vlad est son véritable prénom) mais on dirait bien qu’il est partout en même temps. Et promis, c’est vrai. Ce n’est pas juste un sentiment induit par une éventuelle gnôle de contrebande. Ce matin-là, je n’avais consommé que du thé anglais en guise de liquide (et je tiens à préciser que c’est aussi le cas des autres matins. Ce n’est pas parce que certains de mes concitoyens carburent à la 8-6 que j’ai adopté les coutumes locales). Bref, chacun de nos mouvements est scruté. C’est pas le moment de faire le con, Jean-Pierre. Idem pendant l’EMOM. Un EMOM qui comprend du squat snatch.

Quand on sait que je fais mes max en muscle snatch – parce que je suis une fleur délicate, putain !! – autant dire que le squat snatch, ça me parle à peu près autant qu’un paquet de Dragibus pour un dentiste. Mais promis, j’ai fait des efforts et j’ai privilégié la qualité à la charge, histoire de ne pas finir par faire de la merde en hurlant comme un poney asthmatique. Ensuite, c’est parti pour le WOD en team conjuguant gym et haltéro ! Et comme tout le monde n’a pas forcément le même niveau, différentes adaptations, tant pour les charges que pour les mouvements sont proposées. Il y a même des adaptations d’adaptations, notamment quand un des athlètes a quelques petits soucis de mobilité et finit par s’asseoir sur une box, la barre au-dessus de la tête, afin de comprendre la mécanique du squat snatch. Bref, l’intensité oui mais pas en dépit de la qualité du mouvement. Et de l’intensité, il y en avait. Le WOD nous presque autant fait transpirer que la perspective d’une nouvelle annonce d’Emmanuel Macron concernant le coronavirus.

As usual, le WOD se termine par un check. Oui, c’était encore lors de cette époque révolue où le contact humain ne posait pas trop de problèmes (sauf quand tu es misanthrope, mais c’est une autre histoire). A la fin, on traine un peu pour discuter. On sent bien qu’on a trouvé une nouvelle maison. Et franchement, une résidence secondaire à Villers, c’est plutôt la classe !!


Bref, quand vous serez libérés, délivrés, et que vous pourrez enfin aller woder, foncez chez CrossFit® Coahoma, vous le regretterez pas !
Encore merci à Vlad et Myla pour leur accueil très chaleureux et leur gentillesse 🙂

CrossFit® Coahoma
8 rue des grives 
14640 Villers-Sur-Mer
Site internet : https://www.crossfit-coahoma.fr/
Page Facebook : https://www.facebook.com/CrossFit-Coahoma-319803178747010/

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