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Woder en étant malade?

Rien ne vaut une bonne suée, dixit Mémé Josette ! Sauf que la dite ancêtre abuse aussi des chardons à la gnole et refuse catégoriquement de se soigner autrement qu’en faisant bouillir du thym. Bref, a priori, si on l’aime beaucoup, elle n’a clairement qu’un bagage limité en connaissances médicales.

Comme un fléau en chasse l’autre, on avait enfin réussi à se débarrasser des galettes à la frangipane que voilà l’habituelle grippe. Entre les courbatures de l’espace, les poussées de fièvre dignes de Trainspotting, la toux empruntée à la Dame aux Camélias, on est a deux doigts de sucrer les fraises. Et si vous avez la chance de passer à travers les mailles du filet, un petit rhume est toujours une option. Tandis que la saison est propice aux miasmes, on s’est demandé si c’était une bonne idée de woder malade.

Sachant que je n’ai pas fait de classe verte avec Mémé Marcelle et que mon diplôme de médecine se limite à l’épisode d’Urgences dans lequel Clooney fait une trachéotomie avec un stylo bic, j’ai demandé de l’aide au Dr Didier Lassegnore, médecin généraliste et CrossFiteur.

Donne du rhume à ton homme (ou pas)

Dans le cas d’un rhume, d’une petite toux ou de n’importe quel petit ennui de santé sans fièvre, il est possible de continuer à woder sans prendre de risques pour sa santé. Toutefois, pas question de tenter un Murph : le corps est déjà aussi occupé que Super Nanny face à une fratrie de garçonnets à coupe mulet. Notre énergie passe dans la lutte contre les microbes et autres petits virus. Afin de ne pas le surmener, réduire le volume de travail cardio ainsi que musculaire est le bon réflexe.

Autre point crucial : s’entraîner c’est bien. Garder sa crève pour soi, c’est mieux. On évite donc de léchouiller la poire des copains et on passe en mode Sanitol : lavez-vous les mains, nettoyez vos barres, kettlebells, dumbbells, … Bref, tout ce qui vous passe dans les paluches doit être assaini sous peine de contaminer les potes plus vite qu’un xénomorphe.

La fièvre du lundi matin

Si le thermomètre s’emballe, on range les Metcon ! Qui dit fièvre, dit grève de box. Pourquoi? Simplement à cause des risques de développer une myocardite, une inflammation cardiaque sévère qui peut s’accompagner de nombreuses séquelles sur le long terme. On troque son coach contre un doc, histoire de faire un point, poser un diagnostic et mettre en place un protocole pour se soigner.

Quand reprendre?

Si vous aviez un petit rhume et que vous avez fait le choix de rester au chaud à binge watcher les dernières nouveautés Netflix (et vous énerver contre cette quiche de Beck et de son absence d’achats chez Madura), repartez woder quand vous avez la patate (ou que vous respirez avec plus d’une narine).

Dans le cas d’une maladie infectieuse, Didier Lassegnore recommande encore une petite semaine de patience. Et oui, encore sept jours à terroriser votre moitié et lui ordonner de faire des stocks de glace au lait d’amandes Picard. On se fait chouchouter (en cas de non moitié, ça marche aussi avec sa mère ou son chat, sauf que vous n’avez toujours pas réussi à dresser ce fainéant à valider les commandes Deliveroo), on dort suffisamment et on se booste tel un bachelier anxieux avec des anti-oxydants. Quand je parle d’anti-oxydants, ça n’inclut pas le vin rouge. Là, on parle plutôt de vitamines C et E ou d’acérola.

Ensuite, à nous la douce odeur des maniques oubliées dans le fond du sac de sport ! C’est la reprise. Mais une reprise en mode Kung Fu Panda. On ne s’excite pas sur les WODs tel un hamster sous amphet, et on privilégie un retour à un rythme progressif.
Dans le cas d’une vraie grippe, parfois compliquée par une atteinte pulmonaire importante (aka « je tousse comme mon petit cousin après sa toute première Gitane »), il faut compter minimum 15 jours avant de reprendre une activité cardio respiratoire intense.
On y va mollo, on s’écoute et on s’entraîne intelligemment (par exemple, on évite les WODs cardio si on respire aussi aisément que Darth Vador). OK, vous êtes un brin au bout de votre vie à force d’avoir tenté la mort cérébrale devant la nouvelle saison des Anges mais c’est pas une raison de repartir s’entraîner tel Speedy Gonzalez. De toute façon, si vous y allez trop fort trop vite, votre corps vous rappellera à l’ordre plus violemment que Mme His, votre instit de CE1 et ses TOCs pour les tables de multiplication.

Un grand merci au Dr Didier Lassegnore pour son aide !

Photo à la une : CrossFit® AIO

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