Evénement, Reebok CrossFit Games, Rencontre

Le jour où j’ai rencontré Dave Castro (et Kristin Holte…et Sam Briggs)

Tout a commencé par une idée un peu folle : interviewer Dave Castro pour WorkOut Mag’. Promis, ce n’était même pas un soir où j’avais bu cinq Spritz. J’étais lucide, enfin…relativement lucide. Parce que, entre nous, tenter d’interviewer le directeur des CrossFit Games, c’est un peu comme demander à un curé s’il a le 06 de Jésus. Bref, l’idée était dans les tuyaux depuis octobre 2016.

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Dans un premier temps, je contacte le monsieur, en mode groupie des Spice Girls (sauf qu’il ne porte pas de t-shirt en résille, on a eu chaud). Et là, une intense lumière blanche illumine mon iphone ; des petits angelots descendent des cieux, des dumbbells Rogue à la main :  il accepte. Et là, tu te dis que je t’ai vendu le plus petit film à suspense du monde. En fait, non, c’est là que les ennuis commencent. Echanges de mails, envoi de questions, tout va comme sur des roulettes. Et pouf. Le coup de la panne. Le big boss ne répond plus. Allo Houston, on a un problème! Que se passe-t-il? Un adepte des biceps curls aurait-il kidnappé Dieu le fils? Arrêtez l’épisode de NCIS, on lance une alerte enlèvement ! Le petit Dave est attendu à l’accueil du magasin. J’ai acheté des schoko bons, histoire de l’appâter mais pas moyen. Silence radio. Je relance, encore, encore et encore. Je tente d’envoyer un SMS au 3606 pour savoir pourquoi il m’a larguée. Tout mon livret A y est passé, en vain. Je dois me rendre à l’évidence : c’est foutu.

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Sauf que je ne suis pas femme à abandonner (un peu comme Glenn Close dans Liaison fatale mais sans le look bichon maltais des 80s) et que le Dieu du CrossFit m’a envoyé un signe : l’annonce du 17.1 ! Dave devait venir à Paris pour découvrir les odeurs d’aisselle de la ligne 13 et la tête de veau sauce gribiche. Aussitôt Fantomette remet son bonnet à pompon et se lance à l’assaut de son clavier : dis Dave, on en profite pour se faire une petite interview, là comme ça?  La réponse ne se fait pas attendre : il accepte ! Je commence à me préparer psychologiquement et à me raser l’intérieur des mains, histoire de ne pas lui serrer la paluche en mode charpentier. Pour l’organisation du WOD de l’interview, il faudra voir avec Jessica Sanski, en mode gestion de planning.
Finalement, rendez-vous est pris pour la veille du 17.1, 18h. Enfin, normalement. Parce que l’interview est susceptible d’être annulée à la dernière minute. A priori, c’est comme ça que ça se passe chez Mc Donald’s. Et qu’importe si j’ai presque 3 heures de trajet pour faire l’interview.
Je me prépare comme je peux, révise mes questions 40 fois, vérifie que mon nouveau dictaphone fonctionne correctement, tente de zigouiller le barbu 3 fois de suite à cause de mon état de stress. OK, j’essaie de voir l’interview comme un chipper. Sauf que c’est plus facile à dire qu’à faire. Et que je n’ai pas le droit de mettre mes wrist wraps Mon Petit Poney. Le matin du jour J, mon WOD ressemble un vague extrait de Las Vegas Parano. A deux doigts de jeter des kettlebells dans les vitres de la box pour imiter Wonder Woman qui se transforme, je suis en plein bad trip.

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14h, la nouvelle tombe : le rendez-vous aura bien lieu. Je vérifie pour la 20000e fois que je n’ai pas rangé un rouleau de papier toilette en lieu et place de mon objectif d’appareil photo. Direction Paris ! Une fois arrivés, j’annonce à Jessica que nous sommes en un seul morceau (enfin…pas psychologiquement) et je tente de me détendre (un peu). J’ai juste l’impression d’être à deux doigts de repasser mon épreuve de bac de physique-chimie. Elle me dit de me tenir prête devant l’hôtel, 15 minutes avant l’heure du rendez-vous, histoire de pouvoir commencer l’interview plus tôt si nécessaire. Le barbu et moi faisons le pied de grue devant l’établissement, pied d’appareil photo en main (beaucoup trop de pieds dans cette phrase) tandis que le personnel de l’hôtel nous lance des regards inquiets. Ils doivent nous prendre pour des paparazzi polonais. 17h50, 17h52, 17h53, 17h53 et 38 secondes, …, 18h00, 18h02, … Finalement Jessica m’annonce que nous pouvons rentrer et vient à notre rencontre. Le big boss est encore en rendez-vous. Nous nous dirigeons vers le bar de l’hôtel.
Et là, c’est le drame. Il fait si sombre que j’ai l’impression que la corneille à trois yeux de Games of Thrones est accrochée aux pieds des fauteuils. Moi qui comptait faire une vidéo de l’interview…cela risque de se transformer en reportage sur les peintures rupestres. J’espère que mon dictaphone ne va pas me pêter dans les pattes sinon l’interview n’aura servi à rien. Angoisse…
Dave Castro se lève et vient nous saluer. Et là, une petit voix me hurle : « Avance! Dis bonjour ! Articule ! Ne tombe pas dans les pommes ! Ce n’est pas le moment d’avoir une gastro ». Une fois que mon cerveau a fini de produire de la colle, un constat : il est immense. Bon, OK, techniquement, tout le monde est immense par rapport à mon mètre cinquante-sept. Mais il est vraiment très grand. Et très sympa. Avant même que l’interview ne commence, il nous pose des questions : d’où venez-vous? Depuis combien de temps faites-vous du CrossFit?… Eh, Dave, ici c’est moi qui pose les questions ! Surtout que j’ai trente minutes chrono pour faire l’interview ! Tandis que je scrute l’heure d’un œil inquiet tout en anticipant les prochaines questions et en vérifiant 12 fois que le dictaphone fonctionne, Dave Castro me répond tranquillement. Il n’élude aucune question, pas même les plus sensibles (comme celle sur les armes à feu offertes lors des Reebok CrossFit Games 2016). Il est très décontracté, souriant, à l’écoute. Hyper concentrée sur l’interview, j’ai du mal à me rendre compte que je parle à THE Dave Castro. 18h27, j’ai posé ma dernière question. 18h29, il accepte de faire une photo. 18h30, c’est fini et nous voilà cordialement invités à boire un verre avec lui à Reebok CrossFit Louvre.

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Accueillis chaleureusement par les membres de la box, nous commençons à nous détendre et à discuter avec quelques owners de boxs invités pour l’événement. Et alors que je suis en train de boire une bière, tadaaaaaa : on me propose d’interviewer Sam Briggs et Kristin Holte. Euh…je suis en pleine décompensation post-interview, la petite voix hurle à nouveau : « Bourrique ! Tu n’as préparé aucune question!!!! ». Je la fais taire et lui dis que ça se règlera lundi chez le psychiatre. Et je me lance comme un texan devant un plat de ribs. A la guerre comme à la guerre ! Les premières questions tiennent plus de l’atelier jonglage au camping du Soleil d’or à la Bourboule que de l’interview mais je trouve rapidement le rythme et l’inspiration !

Sam Briggs est impressionnante de détermination et de discipline. A la veille du 17.1, on sent que ses pensées sont déjà tournées vers le WOD, et surtout sur sa saison. Kristin Holte est très souriante. Elle est prête à donner son maximum lors de l’Open et des Regionals, même si elle semble plus décontractée. Sa philosophie? Un WOD après l’autre. Malgré cette interview imprévue, elles n’expédient pas les questions. Elles aussi sont abordables et disponibles. Kristin Holte prend même le temps de papoter après l’interview.

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Dave Castro arrive et nous fait un hug. Il  me demande comment s’est passée l’interview des athlètes et me remercie pour son interview ! Voilà qui a l’art de laisser comme deux ronds de flan… La soirée se termine au restaurant et, lorsque nous repartons, j’ai toujours beaucoup de mal à me rendre compte que tout ça est bien vrai !

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Retrouvez mes interviews de Dave Castro, Sam Briggs et Kristin Holte dans le numéro 14 de WorkOut Mag’.

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